le pire scandale sanitaire arrive

Ce scandale va sauter à la figure de tout le monde dans quelques mois. Mais aujourd’hui, personne n’en parle encore.

Il s’agit des remontées acides, des brûlures, des aigreurs et de tous les problèmes d’estomac : gastrite, ulcère, reflux gastro-oesophagien, hernie hiatale, etc. Pour en avoir souffert moi aussi, je sais à quel point c’est handicapant.

Heureusement, il existe des remèdes naturels simples, efficaces et sans danger pour s’en débarrasser définitivement. Le problème, c’est que l’industrie pharmaceutique a « révolutionné » les traitements dans les années 1990, avec une nouvelle « pilule miracle ». Ce sont les fameux anti-acides ou anti-ulcéreux. Ils sont très appréciés car ils soulagent presque immédiatement la douleur, « comme par magie ». Leur apparition a été une bonne chose, car ils peuvent être utiles dans des cas précis, sur courte période – quelques semaines maximum.

IPP : toutes les études prédisent une « catastrophe sanitaire » sans précédent

Mais quand ils sont pris pendant des mois, voire des années comme c’est souvent le cas, on se retrouve avec une vraie catastrophe sanitaire.



Il y a eu le Mediator, le Distilbène, le Vioxx, la Dépakine, et quelques années avant le scandale du « sang contaminé », ou des hormones de croissance.

Dans quelques mois seulement, vous entendrez parler des anti-acides et des anti-ulcéreux. La marque la plus connue est Inexium. Mais il en existe d’autres : Nexium (esoméprazole), Lanzor, Ogast, Ogastoro (lanzoprazole) ainsi que Mopral et Zoltum (omeprazole). Les laboratoires pharmaceutiques appellent ça des « inhibiteurs de la pompe à protons » : des IPP.

Le nom est un peu barbare, mais leur fonctionnement est très simple : ces médicaments réduisent drastiquement l’acidité de l’estomac, en interférant avec la protéine responsable de cette acidité (la « pompe à protons »). Cela paraît « bénin », dit comme cela.

En réalité, réduire durablement l’acidité de votre estomac est une très mauvaise idée !!!


Voici les principaux effets désastreux que l’on a découverts tout récemment.


Les IPP augmentent d’au moins 44 % le risque d’Alzheimer et de démence.

On le sait grâce à l’étude de chercheurs allemands qui ont suivi 73 000 personnes de plus de 75 ans pendant 7 ans. Ils ont constaté que ceux qui avaient pris des IPP pendant plus de 4 mois avaient un risque de démence augmenté de 44% !  Ces résultats effarants ont été publiés dans le prestigieux Journal of the American Medical Association (JAMA) en février 2016.


Les IPP augmentent le risque d’infarctus de 20 %.

Les chercheurs de l’Université de Stanford ont épluché les dossiers cliniques de 2,9 millions de patients, et les résultats font froid dans le dos : à tout âge, les IPP augmentent de 16 à 21 % le risque de crise cardiaque. La même étude a montré qu’ils augmentent aussi de 122 % le risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire.


Les IPP augmentent le risque de maladie grave des reins de 20 à 50 %

Cette fois, ce sont plus de 10 000 personnes qui ont été suivies pendant 15 ans. Elles n’avaient au départ aucun problème particulier aux reins. Mais à l’arrivée, celles qui prenaient des IPP avaient été davantage touchées par une maladie grave des reins. Je m’arrêterais bien là… mais chaque mois, les chercheurs enfoncent le clou.

Ces scientifiques anglais prévoient maintenant des MILLIERS de morts. Cette fois, c’est l’alerte générale : une étude tout juste publiée dans le British Medical Journal apporte la PREUVE que les IPP sont bien en train de causer des MILLIERS DE MORTS [1] !


Accrochez-vous bien, car les chiffres sont choquants.

Ceux qui prennent des IPP ont 25 % de risque de mourir en plus comparé à ceux qui prennent les anti-acides d’une catégorie plus ancienne (anti-H2) ! Si vous avez le malheur d’en prendre plus de 2 ans, votre risque de surmortalité monte à 50 % ! Au total, d’après les chercheurs, sur 500 personnes qui prennent des IPP chaque année, 1 mort est directement causée par ce médicament ! Une mort sur 500, chaque année !!

« Étant donné que des millions de personnes prennent ce médicament, cela pourrait se traduire par des milliers de morts en excès chaque année », a déclaré l’auteur principal de l’étude [2].


Appliqué au cas Français, cela veut dire 10 000 morts chaque année à cause des IPP ! Et depuis l’année 2000, il faut compter au moins 100 000 morts… soit 50 fois plus que le Mediator ! Et pourtant, comme pour le Mediator au tout début, personne ne vous en parle – à part bien sûr les grands journaux médicaux et quelques sites américains bien informés.


Comment est-ce possible ?

La raison est terrifiante, mais « basique », hélas. Les grands labos « vivent » de vos douleurs d’estomac. Figurez-vous que rien qu’en France, on avale chaque année pour 465 millions d’euros de médicaments anti-acides, et je ne parle pas des autres classes de médicaments contre l’estomac, les anti-ulcéreux (IPP) et les anti-H2.

Il suffit de regarder cette courbe qui donne le tournis :



C’est un des plus gros marchés des laboratoires pharmaceutiques, qui vendent des millions de boîtes, sans ordonnances. Parce que la plupart des personnes après 50 ans ont des problèmes d’estomac et que ces médicaments remplissent malgré tout « leur mission » : ils soulagent et apaisent ces douleurs, même s’ils ne règlent jamais rien.

C’est le « jackpot » de l’industrie pharma : SILENCE absolu sur les risques et les alternatives

Comme l’industrie du tabac… c’est un marché où les gens sont terriblement fidèles, car lorsque votre estomac s’est habitué à ces médicaments qui assurent la digestion en douceur, il devient TRÈS DIFFICILE de s’en passer. Pas étonnant que dans le top 20 des médicaments les plus vendus en pharmacie en France, on retrouve 3 médicaments anti-ulcéreux : en tout, c’est 40 millions de boites vendues par an !


Et je ne parle pas du marché américain, russe, ou brésilien. Ces médicaments, c’est le « jackpot » de l’industrie pharmaceutique. Vous avez compris pourquoi personne n’a intérêt à révéler ce scandale. C’est vrai que ces industries « arrosent » des milliers et des milliers de personnes – scientifiques, médecins, hommes politiques, journalistes, etc.

S’il ne s’agissait pas de médicaments dangereux, ce ne serait qu’un problème économique et politique, le fameux « trou de la Sécu ». Mais, là c’est bien plus grave.


Dr SCHMITZ


Sources et références scientifiques :

[1] http://bmjopen.bmj.com/content/7/6/e015735

[2] https://medicine.wustl.edu/news/popular-heartburn-drugs-linked-higher-death-risk/